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Pourquoi est-il si important d’avoir un filet bien ajusté ?

Un filet mal réglé peut engendrer de fortes pressions et beaucoup de stress, qu’il soit trop serré ou trop lâche. Il faut trouver le juste équilibre entre la solution la plus confortable pour le cheval, et celle qui apportera le meilleur résultat au couple cheval-cavalier. En équitation, il n’y a pas de vérité absolue. Tout est question de dosage. Mais rappelons-le, le cheval est un adepte de la fuite. Sa première réaction face à une pression sera toujours d’aller contre, ce qui peut être dangereux pour lui comme pour le cavalier. Il est important de le mettre dans le confort en toute situation. Ceci pour réduire le stress, et éviter à tout prix cette réaction de fuite.

Le juste réglage du filet permet aussi d’améliorer le contact du cavalier avec la bouche du cheval. Un meilleur contact permet plus de précision, et donc plus de performances. Mieux le filet sera ajusté au cheval, plus le mors sera stable et donc le contact avec la bouche fluide, doux et constant.

Pour rappel : les zones sensibles pour le cheval

Certaines parties de la tête du cheval sont particulièrement sensibles et doivent être libérées au maximum. En premier lieu, le cartilage et la zone respiratoire du nez (2) peuvent être une grande cause de stress pour le cheval s’ils sont soumis à une contrainte. Cette zone doit absolument être dégagée, pour permettre au cheval de s’oxygéner correctement. Ensuite, le chanfrein (3) et l’apophyse zygomatique (1) qui sont des parties osseuses où la peau est particulièrement irritable. La peau y est très fine, et tout frottement peut occasionner une gêne ou des blessures pour le cheval.

L’auge (4) et la gorge (5), sous la tête du cheval, doivent avoir suffisamment d’espace pour permettre les mouvements maxillaires et de déglutition indispensables à la décontraction du cheval. Enfin, les vertèbres cervicales (6) situées sous la nuque du cheval. En effet, le cheval n’est pas habitué à recevoir de pressions sur cette zone et peut vite paniquer et se braquer. Certains chevaux peuvent aussi avoir de mauvaises réactions si le cartilage et le muscle à la base des oreilles (7) est contraint. Le muscle doit pouvoir assurer sa fonction rotative en toute circonstance, c’est un important moyen de communication pour le cheval.

Les pièces du filet à ajuster

Un filet classique est composé de plusieurs pièces, ajustables indépendamment les unes des autres :

1. Les montants du mors

Ajustables des deux côtés du filet, les montants du mors doivent être parfaitement symétriques. Ils sont garants de la juste position du mors dans la bouche du cheval, ainsi que de la pression exercée. Le cheval doit avoir la possibilité de bouger sa langue, de mastiquer, de saliver. Le tout entraîne la décontraction de la mâchoire et de la nuque. La langue est reliée aux épaules et à la nuque du cheval par le biais de l’appareil et des muscles hyoïdiens. Si elle n’est pas suffisamment mobile, elle peut engendrer de fortes contractions musculaires dans tout le corps du cheval, et bloquer complètement sa locomotion. Attention cependant à ne pas placer le mors trop bas dans la bouche. Il viendrait alors rentrer en contact avec les dents, et serait très douloureux pour le cheval.

Pour qu’un mors soit placé correctement dans la bouche du cheval, on parle souvent de deux plis à la commissure des lèvres. Un mors justement placé se remarque tout de suite par la capacité du cheval à mastiquer, à déglutir et à bouger sa langue.

Soyez aussi vigilent sur le choix de votre mors ! Même si votre filet est bien réglé, un mors trop large ou trop étroit sera particulièrement inconfortable pour le cheval.

2. La sous-gorge

La sous gorge est une sécurité qui permet de retenir le filet et d’éviter qu’il ne s’enlève de manière involontaire. De manière générale, on dit qu’une sous-gorge doit être suffisamment lâche pour pouvoir y passer un poing. Ainsi, le cheval a toute la liberté de déglutir et de mastiquer sans que sa gorge ne subisse aucune pression. Cependant, pour assurer son rôle, elle ne doit pas passer au-delà de la joue du cheval. Dans certaines disciplines, en attelage notamment, les sous-gorges sont plus serrées car perdre son filet y est particulièrement dangereux. Contrairement aux filets classiques, la sous gorge des filets Antarès est « décalée ». Elle est fixée à l’arrière de la têtière pour permettre une vraie sensation de liberté au cheval. Elle est également plus facile à régler et à monter sur le filet.

3. La muserolle

La muserolle a deux fonctions principales. La première est de stabiliser le filet, d’assurer la symétrie sur les deux faces de la tête du cheval. La deuxième est de canaliser les mouvements maxillaires latéraux, pour éviter à la mâchoire de bouger de gauche à droite. Elle évite que le cheval ne fuie le contact en ouvrant la bouche. Elle ne doit pas pour autant empêcher les mouvements de la langue, comme expliqué précédemment pour le réglage du mors et des montants. Certaines muserolles comportent des montants fixés directement sur la têtière. Ils sont à préférer aux muserolles « mobiles », constituées d’un seul montant qui fait le tour de la tête du cheval. Ces muserolles peuvent causer une gêne sur la nuque et n’assurent pas correctement leur fonction stabilisatrice. Bien réglée, une muserolle doit être suffisamment lâche pour permettre de passer deux doigts à la perpendiculaire du chanfrein.

Il existe de nombreux types de muserolles. La muserolle française, la plus courante, est une bande droite qui se place assez haut sur le chanfrein. Pour être correctement positionnée, elle doit se placer au minimum un doigt sous l’apophyse zygomatique. C’est la moins contraignante pour le cheval, elle libère la bouche et agit sur les mâchoires. Elle peut tout de même créer des lésions si elle est trop serrée ou mal positionnée. Ce type de muserolle peut être dérivé en muserolle combinée avec l’ajout d’un noseband, une pièce de cuir supplémentaire qui enserre le menton. A utiliser avec précaution, un noseband trop serré peut être très inconfortable et figer complètement la bouche du cheval. Les muserolles croisées se rapprochent des muserolles combinées, à la différence que celles-ci peuvent coulisser. Elles sont très appréciées pour leur esthétisme, mais sont difficiles à régler et assez inconfortables. On remarque aussi les muserolles dites « allemandes », qui se positionnent beaucoup plus bas et agissent directement sur la bouche. Ces muserolles sont à utiliser dans des cas particuliers, elles restent très traumatisantes pour le cheval. Une muserolle allemande trop serrée affecte les voix respiratoires.

4. La muserolle Y, par Antarès Sellier

En résumé, la muserolle parfaite doit répondre à deux problématiques. Apporter du soutien à la bouche du cheval, tout en lui permettant une liberté de mastication. La muserolle « Y » des filets Antarès assure un bon maintien, tout en évitant les mouvements latéraux du maxillaire inférieur. Ainsi, elle permet de mieux encadrer les chevaux fuyant le contact avec leur mors ou recherchant un contact trop dur. Le design spécifique de la muserole « Y » apporte un effet proche de celui obtenu avec un noseband ou une muserolle allemande. Le tout en limitant la pression exercée sur les naseaux, afin d’éviter toute gêne respiratoire. Le design a aussi été parfaitement pensé afin d’éviter tout risque de pincement entre la muserolle et les anneaux du mors.

5. La têtière

De manière générale, le principal rôle de la têtière est de soutenir tous les éléments du filet et de répartir correctement la tension. En se positionnant derrière les oreilles du cheval, la têtière exerce une pression sur la jonction entre l’occiput (l’os le plus en arrière de la tête de cheval) et sur l’atlas (première des 7 vertèbres cervicales). Cette jonction est assurée par l’articulation atlanto-occipitale et par le ligament nucal, qui relie les cervicales au garrot. C’est cette zone particulièrement sensible qui est responsable des actions de fermeture et d’ouverture de la nuque. La libération de la zone nucale doit être votre priorité lors du choix de votre têtière. Pour que votre têtière soit ajustée, vous devez pouvoir passer une main à plat entre la nuque du cheval et la têtière, sans que ce soit inconfortable pour le cheval.

De plus en plus de têtières ont une forme « déportée » qui permet de les placer beaucoup plus en arrière sur la nuque. L’axis, deuxième vertèbre cervicale qui assure la rotation de la tête, reçoit alors la pression. Si cette découpe permet de libérer l’articulation de la première cervicale, elle ne fait en réalité que décaler le problème.

Il existe une multitude de formes de têtières différentes. Têtières droites, anatomiques, à pont… Le tout est de trouver celle qui correspond le mieux à votre cheval et à votre équitation. La têtière Précision Antarès, innovation phare de notre gamme de filets, apporte une réponse complète aux problématiques citées précédemment. Elle libère les premières vertèbres cervicales et l’articulation atlanto-occipitale grâce à un pont au-dessus de la nuque. La pression et le poids du filet sont répartis grâce à deux larges padding ergonomique latéraux.

La têtière « PRECISION » Antarès est agrée par la FEI pour les compétitions de dressage, de CCE et de Jumping. C’est également le cas de tous les éléments des filets Antarès. Cependant, les règles concernant le harnachement en compétition peuvent varier selon les épreuves et les fédérations. Pensez à bien vous renseigner sur les équipements autorisés avant vos épreuves.