La fabrication du siège

Quatrième étape de la fabrication

La confection du siège suit un processus très précis. Il va passer entre les mains de plusieurs artisans avant d’être assemblé aux autres pièces de la selle. C’est la partie de la selle sur laquelle les défauts se voient le plus. Il ne doit pas y avoir la moindre trace sur le cuir. 

L’arçon

L’arçon est une structure en bois de hêtre qui constitue le squelette de la selle. Antarès fabrique ses propres arçons mais fait aussi appel à des fournisseurs français. Il y a plus de 5000 références d’arçons sur lesquels varient longueur, largeur, ouverture, forme, type de couteaux… L’arçon est choisi par le maître arçonnier en fonction des mesures du cheval et du cavalier. Il tend du nylon en plusieurs points précis sur la structure de bois pour former la surface du siège. Les renforts et la mousse à mémoire de forme sont fixés puis poncés afin de créer une surface lisse et confortable.

La première tension du siège

La première tension consiste à positionner la pièce de cuir sur l’arçon. La tension en longueur et en largeur doit être parfaite, c’est ce qui donne au siège tout son confort. Une tension trop forte aplatira la mousse, une tension trop faible donnera un cuir flottant et plissé. Le cuir est une matière unique, chaque peau n’a pas la même élasticité. Le processus de première tension est très technique. C’est un savoir-faire qui met des années à s’acquérir.

La jointure du siège

Le siège est assemblé aux petits quartiers avec une jointure réalisée à la main. Nos jointeuses contrôlent l’arçon et le cuir pour en vérifier la symétrie. Elles tracent (grâce à des gabarits de différentes tailles) les repères sur lesquels faire les joints. Le cuir est séparé de l’arçon et découpé à la forme tracée. Les repères de jointure sont symétriquement reproduits sur les petits quartiers. Le modèle de la selle peut demander des pinces sur le troussequin. Le jonc des pinces est alors cousu à la machine. Le siège est assemblé à la main avec les petits quartiers. Pour un siège complet, il faut compter entre 200 et 300 points de couture et plusieurs heures de travail.

La deuxième tension du siège

Une fois les pièces assemblées, le cuir est fixé définitivement sur l’arçon. Les joints sont assouplis au marteau pour éviter toute sensation de gêne dans l’assise. L’avant du siège est fixé sur l’arçon grâce aux repères, où seront ensuite fixés les clous de selles. Le cuir est tiré vers l’extérieur, les jointures passent derrière le bois de l’arçon. Une fois bien positionné, le cuir est agrafé sur l’arçon et le surplus dégarni au plus près des agrafes. Le siège est alors prêt à partir au montage.